Pour ce premier match à domicile, on a les boules. La peur d’être mous, amputés que nous sommes de nos éléments saignants, « the butcher » et laKa nette. Mais un espoir nait en enfilant nos vieilles casaques bleues, épaule rouge, bout des bras jaunes. On a pas baissé les bras, on a fait revenir des solides, des rugueux, des vieux de la vieille, « El carnicero » et Dany. Sans oublier un renfort de l’élite, Polak.

La Longiline, seulement renforcé par le chauffeur de la rolba locale, affirme d’entrée de jeu ses ambitions limitées. Elle bétonne en arrière, bien que toujours prête à lancer une contre-offensive par quelques passes courtes, simples et efficaces.

Nos artilleurs peinent à slalomer dans le slot plein d’adversaires. Il fallait toute la hargne de Puch pour claquer un puck à mi-hauteur, suivi par Boileau, après quelques lacets fort harmonieux dans la défense adverse. 2-0, toujours ça de pris.

Malheureusement, le manque de hâte des gens du haut déteint sur la bande locale, le jeu se ralentit et comme souvent dans ces cas là, la chance détourne ses yeux, fatalement Nicotine  voit son taux de réussite, qui était de 100% jusque là,tomber à 50% sur le premier tir astucieusement placé hors de sa portée, puis à 33% sur le puck suivant, qui lui file entre les jambes.

A 2-2, on en menait pas large. Il a fallu tout le talent racleur du paresseux pour oser tirer dans le dos du gardien adverse et redonner l’avantage aux guégelles. Suivi par un double éclair de Ragusa, qui dans le même shift, marquait coup sur coup pour porter le score à 5-2.

Petit à petit, Courtételle reprenait pied. Les relances millimétriques de Roland Bordeaux, la tendre complicité de Puch et Caterpillar, promettait le meilleur pour bientôt. En effet, après plusieurs dizaines d’occasion manquées, Trax mettait au fond sur reprise, quand à Teuf, il commençait à enfiler les goals comme des perles. Polak, tout en simplicité, faisait parler sa vitesse pour en planter 2 ou 3, « mais il est pas sûr que c’est lui ». Hein-hein, il y en a qui peuvent se le permettre. Seul ombre au tableau, les démarrages fougeux de Salsichonne échouait encore et encore.

La suite ne fut plus qu’une formalité et l’enthousiasme des locaux montait à la mesure de l’ennui visible des saucissons de la joue. On peut les comprendre, on a connu ça.

Score final, environ 12-5, avec le sélectionneur qui met le 10ème seulement pour commander les bières, soirée parfaite.

Nous remercions les montagnards, très beaux joueurs, qui n’hésitèrent pas à nous payer un coup après cet épuisant match.

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Il va déjà mieux.