Les vestiaires étaient loin d’être complets dimanche soir. Les teignons, habituellement nombreux, n’étaient descendus qu’à 8 dans le brouillard de la vallée. Comme, de notre côté, la déesse filante avait sabré dans l’effectif, un défenseur manquait à l’appel pour compléter notre seconde ligne.

La partie a commencé gentiment. Les teignons n’étaient pas spécialement rapides, et nous pas forcément très motivés. Garage n’en était pas moins bien organisés, toujours bien placés, et certains jeunes éléments possédaient les moyens de percer nos lignes pas très serrées.La première punition cueillait le vaillant barbu presque à froid, au sol, dans le coin. Malgré une petite domination territoriale, les garagistes parvenait sur un 5ème contre mené rapidement à augmenter leur avance. Sans grande révolte de l’équipe locale.

Heureusement, quand il n’y a guère d’espoir, Ragusa l’opportuniste claque un tir bien placé, 1-2. Boileau, pas dans son assiette jusque là, tente une percée couronnée de succès. Le vent tourne.

La seconde ligne est installée dans le camp d’attaque, le puck parvient à Christensen, qui, à la suédoise, tente un lancer appuyée de la bleue, cherchant la déviation. Las, le puck file droit dans le but,entre les jambes du jeunes portier Mendez. Les visiteurs semblent désabusé, les visages se ferment, sauf un petit arrière qui trouve amusant de nous faire partager tous ses états d’âme.

Gordon porte la  mise à 4-2 sur un cafouillage devant la cage. Le boucher, comme à son habitude, galvaude son couple d’occasion seul face au gardien. La partie n’est pas pliée, et malgré une pression constante dans le camp franc-montagnard, les vadais ne parviennent que rarement à percer la défense compacte adverse. Nocouille joue avec ses lacets, il s’embête un peu. La suite va le réveiller.

Un rebond sur le gardien parvient sur le foehneur, qui traîne toujours près des buts. Astucieusement, il s’arrange pour placer sa cuisse gauche sur le chemin du palet, renvoyant celui-ci dans le filet. L’arbitre, gratin de patates, n’y a vu que du feu, on respire.

La pause s’est fait attendre, ou plutot le taulier. Il a passé la toute petite rolba, un tout petit peu en retard, mais c’est pas grave, la glace était magnifique

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Curieusement, un coup de mou frappe alors l’équipe locale, et les midassiens font tomber 2 buts par des jeunes qui s’excitent pas mal. A 5-4, on en est à s’inquiéter. Le mûrier, de retour au bercail, devient fébrile. La défense tient vaille que vaille.

On ne sait toujours pas d’où il l’a capté, cette fois son gant semble en cause, mais ce diable de buveur de baby, renvoie une fois de plus le puck au fond. Avec autant d’attention que possible en restant non-intentionnel, bien sûr.Tel un vent chaud dans le vestiaire Incroyable, le fléau a encore frappé. Historique.

Quand le boucher dévie habilement un puck en déséquilibre le puck pour tromper finalement le pauvre gardien adverse, l’affaire est entendue. Belle petite victoire, la première depuis un certain temps.